Cela fait plusieurs mois que jâavais envie dâĂ©crire cet article de blog. Parce quâau fil de vos conversations sur le groupe Facebook Body By Lucile, au fil de mes rencontres et de mes coachings : jâai souvent Ă©tĂ© au contact de personnes atteintes de cancer.
Des patientes et des survivantes qui ont trouvĂ© la force de continuer Ă faire du sport pendant les traitements, aprĂšs les traitements. Des personnes qui ont modifiĂ© leur alimentation pour se donner les meilleures chances de guĂ©rir ou de mieux supporter les traitements. Et je trouvais que câĂ©tait important dâen faire un article complet.Â
Tout au long de cet article, je me permettrais de citer 2 survivantes du cancer du sein.
Elles ont tĂ©moignĂ© Ă cĆur ouvert, câest trĂšs Ă©mouvant de les lire, mais aussi trĂšs inspirant et motivant.
Et je terminerai par Ă©voquer lâimportance de sâappuyer sur ses proches et le corps mĂ©dical pour ĂȘtre mieux armĂ©, comme les pharmaciens de proximitĂ© qui offrent de vĂ©ritables soutiens au quotidien.Â
Cet article de blog a Ă©tĂ© Ă©crit en partenariat avec le rĂ©seau Pharmactiv. Un groupe de pharmacies qui se forment et sâinvestissent dans lâaccompagnement de proximitĂ© des patients atteints de cancer.
Faire du sport pendant et aprĂšs les traitementsÂ
La premiĂšre chose que je voulais aborder dans cette thĂ©matique de lâactivitĂ© physique et du cancer, câest que câest possible.
Câest possible de continuer Ă bouger au moment de lâannonce et mĂȘme pendant les traitements, si fatigants soient-ils.
Témoignage de NadÚge
« AprĂšs lâannonce, raconte NadĂšge traitĂ©e pour un cancer du sein en 2021, il a fallu quelques temps pour encaisser, je me suis sentie fatiguĂ©e et peu motivĂ©e, donc je me suis mise au repos (et arrĂȘt de travail). Et puis trĂšs vite, ( avant lâopĂ©ration) nâĂ©tant pas handicapĂ©e physiquement par ce cancer â on le porte mais il reste silencieux- je me suis dit que tant que jâĂ©tais capable de mettre un pied devant lâautre, alors, jâavancerai !!
Ă mon rythme, selon mes possibilitĂ©s, mais, jâavancerai !!! Jâai donc fait de la marche (car, oui, Ă lâĂ©poque jâavais aussi de grosses douleurs dans la rĂ©gion du psoas gauche, qui mâempĂȘchaient de faire de la course Ă pied), et du renforcement musculaire avec les vidĂ©os youtube ou des diffĂ©rents programmes de Lucile. »
Témoignage de Marie
Pour Marie, Luxembourgeoise et traitĂ©e pour un cancer du sein en 2018, ce fut aussi une Ă©vidence de faire du sport pendant le traitement. Dâailleurs cela a fait partie des premiĂšres recommandations des mĂ©decins, dĂšs le dĂ©but du traitement. Bouger rĂ©guliĂšrement, mĂȘme quand on est fatiguĂ© : ne jamais rester 2-3 jours sans rien faire.Â
« Jâhabite au Luxembourg, et il a une association qui sâappelle Les Sportifs Oncologiques. Ils proposent pleins dâactivitĂ©s : gym, muscu, aquagym, running⊠Des kinĂ©s proposent aussi des sĂ©ances de sport mais je nâen ai pas fait. Ă cette Ă©poque lĂ , jâai fait le programme Yoga de Lucile, câest lĂ oĂč jâai commencĂ© le yoga dâailleurs.
Puis jâai commencĂ© le programme âapprendre Ă courirâ et ça mâa fait du bien, et jâĂ©tais super fiĂšre de moi de pouvoir le faire. Jâai fait la course Octobre Rose de 4km et câĂ©tait hyper Ă©mouvant pour moi ! Je nâavais pas de cheveux, jâai fait mes 4km sans cheveux avec mon foulard sur la tĂȘte, je lâai fait avec 2 amies, une qui me tenait la main et lâautre qui avait aussi un cancer. Câest une fiertĂ© personnelle, rendre mon entourage et mes enfants fiers, le voir dans leurs yeux, ça donne une force incroyable pour lutter contre une maladie comme ça. Tu te dis, câest moi, je suis invincible et puis je vais lui faire la peau Ă cette merde.
CâĂ©tait hyper important pour mon corps, pour ma forme, mais aussi pour ma tĂȘte, pour mon mental. »

Faire du sport quand on est sous traitement : ça parait complÚtement dingue.
Mais en vous lisant, en conversant avec vous rĂ©guliĂšrement : on se rend compte que câest possible.
Tout doucement, Ă son rythme, sans se mettre de pression. Vous racontez parfois aussi quâil y a des jours oĂč lâon peut, et des jours oĂč lâon ne peut pas.
Dâailleurs, Marie explique aussi trĂšs bien la frustration quâelle pouvait parfois ressentir alors que son mental avait envie dâaller plus loin dans lâeffort, tandis que son corps ne suivait pas.
« Ma tĂȘte allait beaucoup mieux que mon corps dans cette pĂ©riode, explique Marie. Le plus difficile pour moi câĂ©tait dâaccepter que mon corps ne suivait pas mon mental. Car jâallais plutĂŽt bien, jâavais envie de plein de choses, mais mon corps nâĂ©tait pas Ă la hauteur de mes attentes. Et ça, câest dur Ă accepter quand on a 35 ans. Et je nâavais jamais vĂ©cu ça. »
De lâabnĂ©gation, de lâacceptation des ses capacitĂ©s, et surtout faire confiance Ă la mĂ©decine. Le sport pendant un traitement contre le cancer aide Ă se sentir moins fatiguĂ©, mĂȘme si cette fatigue gĂ©nĂ©rale est clairement lâun des effets secondaires les plus prĂ©sents.
Combattre cette fatigue en bougeant. Et continuer Ă combattre le cancer en bougeant.
LâactivitĂ© physique rĂ©guliĂšre diminue de 40% le risque de rĂ©cidive de la maladie. 40% câest Ă©norme !!Â
Fruits et lĂ©gumes, jus pressĂ©s Ă froidÂ

CĂŽtĂ© alimentation, lâannonce dâun cancer amĂšne souvent Ă une prise de conscience de ce que lâon mange et de petites amĂ©liorations que lâon peut mettre en place au quotidien. Enfin cela dĂ©pend, pas pour tout le monde.
NadĂšge par exemple, nâa pas vraiment modifiĂ© son alimentation qui Ă©tait dĂ©jĂ bien Ă©quilibrĂ©e.
« Je nâai rien changĂ© de particulier Ă mon alimentation, avoue-t-elle. Jâai continuĂ© Ă manger le plus sain, Ă©quilibrĂ© et variĂ© possible, avec des fruits et des lĂ©gumes chaque jour. Je nâai pas vu de diffĂ©rence puisque avant la dĂ©couverte du cancer et pendant le traitement mon alimentation est restĂ©e la mĂȘme. »
Pour dâautres patients, lâalimentation, câest parfois lâun des Ă©lĂ©ments sur lequel on peut le plus facilement jouer. Comme si lâon pouvait devenir un peu plus acteur de son traitement.Â
« Pendant mon combat, raconte encore Marie, jâĂ©tais en mode gestion de projet Ă vraiment mâintĂ©resser au process, tout faire pour mieux supporter les traitements. Alimentation flexitarienne, pas de sucre ajoutĂ©, pas dâalcool.
Jâai eu un peu de nausĂ©e donc je buvais des tisanes au gingembre, je cherchais des moyens naturels pour aller mieux. Je me suis beaucoup Ă©coutĂ©e, et faisais trĂšs attention Ă mon alimentation. Au milieu de mes traitements, jâai ressenti une fatigue chronique trĂšs lourde. Et je suis allĂ©e voir un naturopathe, qui mâa conseillĂ© le jeĂ»ne intermittent pour dĂ©penser moins dâĂ©nergie dans la digestion et aussi commencer Ă faire des jus avec un extracteur etc. »
On lit donc lĂ que ce fut la petite recette pour Marie. « Le jeĂ»ne 16/8 et 30 min avant de rompre le jeĂ»ne, je me faisais des jus de lĂ©gumes. Et ça ça mâa vraiment fait du bien, ça mâa aidĂ© Ă regagner de lâĂ©nergie. »Â
Pour dâautres patients, lâalimentation, câest parfois lâun des Ă©lĂ©ments sur lequel on peut le plus facilement jouer. Comme si lâon pouvait devenir un peu plus acteur de son traitement.Â
CĂŽtĂ© sport, les recommandations du personnel soignant sont toujours ultra favorables. Concernant lâalimentation, câest souvent plus mitigĂ©. Il y a des aliments Ă Ă©viter comme :

Mais les recommandations sont moins strictes, les études scientifiques de grande ampleur certainement beaucoup plus difficiles à conduire et à interpréter.
Car câest sĂ»r que pour le sport on peut dire « jâen fais » et « je nâen fais pas ».
Pour lâalimentation câest plus compliquĂ© Ă suivre. Mais les conseils de base prĂ©valent toujours.
Beaucoup de fruits et lĂ©gumes frais, le moins dâaliments transformĂ©s possible, de lâeau et de lâĂ©quilibre.
Se faire accompagner !Â
Ne pas ĂȘtre tout seul dans cette pĂ©riode difficile est tellement important ! Les proches jouent un rĂŽle essentiel et mĂȘme si câest aussi difficile pour eux, nâayez pas peur, ni honte de leur partager vos angoisses, vos craintes et vos difficultĂ©s.
Vous pouvez aussi vous confier aux Ă©quipes mĂ©dicales ainsi quâaux pharmacies de proximitĂ© qui sont, malheureusement, trop souvent oubliĂ©es !
Les pharmacies Pharmactiv, par exemple, ont mis en place un vrai dispositif afin dâapporter leur soutien aux personnes atteintes de cancer et amĂ©liorer leur qualitĂ© de vie. Elles proposent des entretiens personnalisĂ©s pour les aider dans la gestion de leur traitement, donnent de nombreux conseils en matiĂšre de nutrition, de soin de la peau mais Ă©galement pour soulager des potentiels effets indĂ©sirables.
Dans des cas de prise en charge plus spĂ©cifiques, elles savent aussi guider leurs patients vers des professionnels de santĂ©, des prestataires de service ou des associations. Alors si ce nâĂ©tait pas dĂ©jĂ le cas, nâhĂ©sitez pas Ă vous rapprocher de votre pharmacien !
Pour conclure, je souhaitais tout dâabord vous remercier pour les trĂšs nombreux messages que vous nous envoyez sur le groupe Facebook et parfois aussi par mail ou sur Instagram.
Merci encore Ă NadĂšge et Marie pour leur tĂ©moignage, leur force, lâenvie de transmettre leurs bonnes ondes. Toutes mes pensĂ©es vous accompagnent chaque jour pour que vous continuiez dâaller bien le plus longtemps possible.Â
Enfin un mot pour vous encourager Ă bouger sans relĂąche quand vous allez bien, et aussi quand vous allez mal. Parce quâau final lâactivitĂ© physique â quelle quâelle soit â est toujours un des meilleurs Ă©lĂ©ments pour aller mieux. Cancer, dĂ©pression, mais aussi problĂšmes articulaires, maladies cardio vasculaires, respiratoires âŠ
Il y a toujours du sport et de lâalimentation Ă©quilibrĂ©e dans la prĂ©vention, le traitement et la diminution du risque de rĂ©cidives.
Parlez en à vos médecins, à vos pharmaciens si vous avez besoin de conseils, de motivation aussi !
Seusse
JâĂ©tais dans le mĂȘme cas, en 2020.
Jâai eu une mastectomie du sein aujourdâhui je nâai pas encore fait ma reconstruction mammaire.
Par contre je suis sous tamoxifene depuis juillet 2021et il.me reste encore 4ans.
Les effets secondaires sont trÚs dures=prise de poids, beaucoup de bouffées de chaleur, et je me sens pas bien dans mon corps avec la prise de poids.
Carreira Gabriel
Merci Lucile et aussi les tĂ©moignages de Marie et NadĂšge sur le sujet. On en parle jamais assez du cancer. Et je trouve que câest une bonne initiative de le faire. Merci !